Je ne mets plus ce blog à jour mais je sais que vous êtes toujours quelques-uns à le lire chaque jour, ou à le découvrir pour la plupart.
Alors je voudrais apporter un message d'espoir, quitte à être un peu "cul-cul la praline". Je constate que la paranoïa n'est pas une fin en soi, mais un trait de caractère qu'il faut apprendre à contenir. Ce n'est surement pas la meilleure des façons d'appréhender le monde et de ne pas être stressé en permanence, certes. Et cela nous dessert dans beaucoup de situations. Mais une paranoïa maitrisée peut être vivable.
Elle peut même être un atout dans certains cas ! Je suis par exemple particulièrement attentionné avec ma copine, qui adore cela. C'est une sorte de paranoïa positive, qui me pousse à me mettre dans la peau de l'autre pour mieux le comprendre.
Je pense aussi que la recherche d'une quête positive ne peut que changer l'état d'esprit. Je ne parle pas de ne plus être parano, mais d'être "parano positif".
Je ne sais pas si quelqu'un a déjà évoqué ce concept, mais il mérite d'être approfondi, sans aucune prétention de ma part.
Cela fait très longtemps que je n'ai pas mis à jour le blog. J'ai trouvé une certaine plénitude. Je crois que cela est du au fait de sorties moins répétées, et que je boive moins de manière déraisonnable.
Je construis ma vie avec ma nouvelle passion qui est la photographie. Je sais bien que je n'en vivrai pas, mais cela me donne une bonne raison de vivre.
Je regrette juste mon manque d'honneteté et de communication avec ma petite-amie. Y'a des hauts et des bas et je rumine mes problèmes intérieurement. Elle m'aide beaucoup à me sentir mieux en tant qu'être humain participant au monde extérieur, je lui en suis très reconnaissant, mais parfois je me demande à quoi cela sera sert d'être meilleur. C'est encore nouveau pour moi, toute une nouvelle philosophie : celle du "gagnant". C'est parfois dur de penser autrement que comme un perdant alors qu'on a lâché prise à la vie constructive il y a des années.
J'ai eu quelques piqûres de rappel "paranaïoaques". J'ai constaté que mes collègues de travail parlaient souvent de sujets sur lesquels je n'y connais rien, et avec récurrence. J'en ai déduit qu'ils se payaient ma tête ... Aussi, ce week-end j'ai fait une grosse fête, abondamment arrosée. Mes démons ont réapparu furtivement avec la cuite, histoire de me rappeler d'où je viens, et de ne pas perdre de vue mon rétablissement mental. Mes peurs se dissolvent avec l'alcool de mon sang.
Cela fait longtemps que je n'ai pas posté. Pour la bonne raison que je vais beaucoup mieux. Je touche du bois. Finalement, j'ai eu besoin d'une période de 2-3 ans pour revenir à une vie normale. Je me suis reconstruis brique par brique. J'espère ne pas démolir tout de nouveau. J'essaye de me tenir à mes nouveaux principes. Et ne pas toucher à la drogue, même si je ne m'exclue pas quelques petites récréations.
J'ai fait quelques choses importantes dans ma vie qui m'apportent beaucoup maintenant. J'écris un journal intime. J'ai en eu l'idée après la création de ce blog, lorsque j'ai vu que l'écriture me faisait du bien. Ensuite, je me suis mis à un loisir créatif : la photo. J'ai investi (je me suis sacrifié plutôt) dans du matériel et je prends des cours. Je suis excité à chaque fois que je vais en prendre. J'adore les classer et les retoucher sous photoshop ... Je continue le sport, avec moins d'intensité cependant. Et surtout, cela fonctionne super bien avec ma copine. Je ne sais pas si je suis amoureux, mais je ne m'interdis plus le bonheur ! Je m'ouvre à la culture, à l'amour et à la vraie amitié.
Bon bien sûr, après deux rechutes je sais que je ne suis pas à l'abri. J'ai encore quelques remontées de temps en temps, mais je gère mieux cela, en étant moins émotif. Finalement, j'ai intégré cette composante de ma personnalité. Je ne veux plus changer à tout prix. Je suis méfiant et voilà, c'est comme ça ! Des fois, je me dis que ces traumatismes ont été salutaires pour moi, ils m'ont permis de voir autrement. Peut-être j'étais un peu égocentrique. Je le suis toujours, mais j'ai de la distance.
J'espère que si vous êtes dans le cas où j'étais encore il y a quelques semaines, vous allez vous en sortir. Parler avec des amis, écrivez un blog, allez voir un psy ... mais ne garder pas cela pour vous !
C'est samedi soir, je ne sors pas ... Tout comme hier et comme le weekend dernier. Cela dépend de plusieurs choses. Ma copine est partie en voyage pendant 2 mois et je ne veux pas être tenté par une autre, je veux faire des économies pour m'acheter un gros truc et puis, j'ai un peu peur de prendre une cuite de plus et de comater jusqu'au lundi. Cette pause me fait du bien, elle me permet de me recentrer, et surtout de passer du temps tout seul.
Ces derniers temps je suis assez solitaire. Je fais bande à part au boulot et je m'éloigne un peu de mes amis. Cela marque un réel tournant dans ma vie. Enfin je n'ai plus envie de faire plaisir à tout prix. Il m'arrive encore bien sur de faire des sorties à contre-coeur, d'être mal accompagné, mais je n'ai plus la pression de plaire, ou moins.
Bon, j'avoue quand même que cette solitude est due en partie à un mal-être avec mes collègues de travail. Je pense qu'ils parlent dans mon dos. Rien de méchant, mais je n'ai plus envie de me forcer de parler avec des gens en qui je n'ai pas confiance et qui peuvent me faire du mal. Je ne veux plus plaire à mes ennemis. Je ne veux plus séduire de serpents.
Et puis j'ai aussi décidé de m'ouvrir à mes parents. Je leur ai envoyé un paquet de photos. Je pense que cela leur fera plaisir. Il n'y a pas de photos de mes amis, mais ils pourront se rendre compte un peu plus de ma vie. J'ai moins honte de mon existence et j'ai moins de choses à cacher dorénavant.
Ce soir j'ai honte. Je viens de découvrir cettte série de vidéos reprenant le buzz "Amandine la rappeuse du 38", où l'on peut voir cette jeune fille se ridiculiser en essayant de rapper. Sur l'une de ses vidéos, elle est accompagnée d'une bande de jeunes filles qui doivent se prétendre ses amies. Il est évident que cette pauvre Amandine ne comprend pas ce qui lui arrive, elle chante car cela la rend importante, ou parce qu'elle aime ça, mais elle n'est pas assez fine pour se rendre compte qu'elle rappe très mal (peut-être elle s'améliorera un jour) et que son entourage conspire contre elle pour la rabaisser et la ridiculiser.
Cette séquence réveille en moi des souvenirs assez durs. On m'a aussi laissé me ridiculiser en public, en me faisant croire que je chantais bien. Ma naïveté teintée d'égocentrisme m'a souvent menée dans les filets d'esprits pervers et moqueurs. Je comprends certes que se payer la tête d'un camarade peut être jouissif, spécialement quand l'ordinaire ne donne pas beaucoup d'occasion de se mettre en valeur. Quelque part, voire quelqu'un se ridiculiser doit permettre de se sentir plus important (cf. Love Story aka Big Brother, Cindy Sander, Jean-Claude Vandamme). Et bien sûr moi aussi je me suis moqué d'esprit "faible", l'effet de groupe y est pour beaucoup, alors je ne jette pas la première pierre (finalement l'esprit faible n'est peut-être pas celui que l'on croit).
Quand je vois que non seulement son entourage proche mais aussi que les radios et autres médias font passer cette simple plaisanterie de mauvais goût au statut d'authentique buzz, cela me laisse perplexe sur l'intégrité morale de notre société. Serait-elle à ce point pourrie par ce genre de fumiers qui profite de la gentillesse et la bonhomie de certains ? Ce qui me rassure c'est que certaines personnes prennent sa défense. Mais la pilule passe durement et son goût est amer ...
Mes premiers sentiments en ressassant ces souvenirs ont été le honte, le dégout et la perte de confiance envers moi et les autres. Comme si je revoyais le film de ma vie et que je comprenais que celle-ci avait perdu tout son sens ... comme si chaque événement de ma vie avait été orchestré par ces parasites dans le but de me nuire. Cela faisait longtemps que je n'avais pas envie de me passer un revolver dans la bouche. Ensuite de la colère, l'envie de ne plus rien pardonner à ces pollueurs moraux qui ont saccagé ma vie. Enfin, un peu d'apaisement et de la raison. Il est possible que je ne fus jamais la victime de conspiration, et que simplement chaque événement de ma vie fut une expérience bonne à prendre et qui m'a permis d'avancer. Je sais par exemple maintenant que je ne serai jamais chanteur. Par ailleurs, j'ai décidé de ne plus donner d'importance à ce genre de personnage. Je ne veux même plus les ignorer, ça serait leur donner trop d'importance.
Je voudrais remercier Kroc Blanc qui m'a emu par la voix de cette vidéo :
Pour changer de sujet, ma copine est parti dans sa famille pendant 2 mois, et je ne ressens rien. Elle ne me manque pas. Peut-être je ne l'aime pas. Pourtant je ne m'imagine pas sans elle. Je regarde les autres filles mais n'a même pas envie de sortir avec l'une d'elle. C'est quand même un signe non ? Je suis en train de me persuader que je suis un monstre incapable de sentiments simples comme l'amour, car trop préoccupé par ma petite personne. J'aimerai avoir de l'aide, je vais essayer d'aller consulter je pense ... Cette rechute est terrible.
Je me demande parfois quels sont les événements de ma vie passée qui m’ont amenés à être comme je le suis aujourd’hui. Qu’est-ce qui m’a poussé à développer une telle méfiance vis-à-vis du genre humain ?
Je me souviens, dans mon village isolé, faire tout mon possible pour m’intégrer à mes camarades de classe et à mes voisins. Plutôt studieux, premier de la classe, j’ai toujours fait mon possible pour me mettre au niveau de autres en terme de bêtise. Toujours à prouver que je pouvais être un dur.
Peut-être de ce désir ardent d’intégration certains en ont profité pour me rabaisser, et au final rabaisser un enfant supérieur dans la classe sur un autre terrain : la cours de récréation. On sous-estime constamment la volonté d’un être-humain de mettre ses congénères à son niveau. En le rabaissant ou en l’encourageant à se battre.
J’ai une part obscure qui s’est développée en moi avec la paranoïa : l’envie et la jalousie. J’ai du mal à m’enthousiasmer pour le bonheur des autres. Et je me surprends à jubiler de l’échec de mes proches, voir à l’encourager. Je veux voir les gens tomber avec moi.
La spirale négative dans laquelle je suis doit être rompue. J’ai besoin de voir que le bonheur est possible et encourager mes proches à l’atteindre. Peut-être la personne que j’ai rencontrée tout récemment va me donner l’occasion de le voir. Je me surprends même à être content pour sa réussite. C’est un nouveau monde que je découvre, je ne soupçonnais pas que la réussite n’était pas seulement synonyme d’ambition personnelle.
Je ne pourrais que vous encourager à choisir vos relations, et vous entourer de personnes heureuses, épanouies et qui ont connu un certain succès dans leur vie. Je ne parle pas de requins ambitieux qui ont tout écrasé sur leur passage, mais de personnes qui ont réellement travailler dur pour réaliser un de leur rêve.
J’ai enfin trouvé ma bonne résolution, au prix d’une soirée tellement mémorable que je ne m’en rappelle plus : trop bu, trop couru, trop tout … J’y ai perdu des plumes mais j’y ai gagné ma bonne résolution 2009 : « ne rien regretter ».
Les actes sont irréversibles, il ne sert donc à rien de se repentir encore et encore pour une bêtise de faite, arriver à ce sentiment de culpabilité qui amène peut-être à un sentiment de paranoïa.
Donc relax, c’est 2009.
J’aimerai VRAIMENT pouvoir me tenir à cette résolution. Ne rien regretter c’est ne pas se nier, c’est s’assumer et prendre conscience de son intégrité !
A tous bonne année, j’espère qu’elle sera placée sous le signe du bonheur et de la simplicité. Je vais essayer d’écrire plus souvent. Ces derniers temps j’étais assez occupé, dans le bon sens puisque j’ai une nouvelle copine. Mais comme souvent chez moi un bonheur n’arrive jamais sans un malheur, je me retrouve maintenant à complexer de mes capacités par rapport à elle, ce qui empêche mes sentiments de sortir. Je pourrais faire un autre blog pour en parler plus spécifiquement ;-)